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dimanche 29 avril 2007

OffRoad VTT de Nîmes.

J’hésitais entre le 60 et le 35 km, mais n’ayant pas une préparation au top, je me suis rabattu sur le 35 km. Je devrais tourner autour des 3h30, ce qui est suffisant. D’autant que le 35 km en question a tout de même un dénivellé positif de 970m. Excusez du peu ! Pour le Footbike, j’utiliserai le modèle Trail avec lequel je cours depuis l’été dernier. Je ne ferai pas la bêtise de monter le pneu semi-slick de la dernière course. Là, je monte un 2.30, va y a voir d’la caillasse ! Faut d’l’accroche et du gros!!
Le départ est prévu à 9h. Il fait déjà chaud. Le site de départ est sur un aérodrome, ce qui donne une ambiance mini Roc d’azur. 1000 coureurs au départ des différentes courses (60, 35, et randos 50,35,12). J’ai droit aux réflexions amusées habituelles au départ. En gros, soit on me prend pour un gentil fou qui ne va pas passer les 10 km, soit pour un extra-terrestre. Pour éviter toute ambiguité sur mes capacités physique (mais pas mentales…) j’arbore mon tee-shirt « Finisher » du Roc d’azur 2006. Je le montre en disant : « Regardez ce que j’ai terminé … » Ca calme les taquins.
Je ne résiste pas à la pression du FB-Trail qui insiste pour raconter la suite. Je lui passe donc la parole :
C’est parti. On fait un tour de la piste d’aérodrome (5mn de chauffe pour mon pilote) et on sort bon dernier. Ca va très très vite dès le début. Puis les pistes s’enchaînent avec de belles côtes, de belles descentes, la première heure est plutôt roulante puisque en 1h07’ j’ai fais 14km. Je suis dans mes temps de références. Je commence à me faire rattraper par les coureurs des randos partis après nous. Quelques passages en sous bois sont fantastiques, ou j’ouvre la piste sur un single-track en légère descente, quelques poussées seulement de Jean-Chris pour maintenir la vitesse, mes poursuivants n’en reviennent pas : « Putain mais ça arrache ton truc !! » « Mais t’avances dis donc !! ». Une descente extraordinaire nous amène vers le Gardon. Longue, pentue, difficile avec pleins de pièges et en sous-bois, un régal. Nous débouchons sur une plage en larges dalles de pierres. Le Gardon coule d’une eau claire, Jean-Chris piquerai bien une tête avec cette chaleur. Moi je suis un piètre nageur. C’est pas vraiment mon truc. Des groupes de coureurs s’arrêtent pour se ravitailler ici et là sur les différents niveaux des dalles. Sièges et tables naturels. Ca sent les vacances, on a pas envie de continuer. Les falaises autour de nous sont percées de larges et profondes cavernes (on pourrait y mettre un semi remorque en long en large et en travers à l’aise). Tout est grand et majestueux. Certaines de ces cavernes en haut de la paroi ont été transformées en habitat troglodyte. Des murs en pierre percées de fenêtres y bouchent l’entrée. Mais comment y va-t-on ? Il n’y a pas de chemin. Et comment ont-ils montés les pierres ? Impressionnants. Nous longeons le Gardon entre les dalles et le sable pour ensuite prendre une piste qui remonte sur le plateau. La montée dans la chaleur est difficile. Il fait très chaud, pas d’ombre, il est midi au soleil, les casques chauffent (quelle idée d’avoir un casque noir de Dirt…). Jean-Chris marche à grand pas pour ne pas perdre trop de temps. Impossible de pousser. La pente est trop dure et les cailloux sont très roulant. Elle est longue cette côte. Heureusement que le paysage est magnifique. On remonte à flanc de falaise vers les plateaux en surplombant le gardon qui serpente au fond du canyon. Une vision à perte de vue. Super beau. Premier ravitaillement au 20ème kilomètre à 1h50. Je suis toujours dans les temps. Je tiens mon 10km/h. Jean-Chris bois, bois, bois. Il respecte sa règle de la grande lampée d’eau tous les quarts d’heure et sa dosette énergétique spéciale « Long Raid » toutes les 45’. Son physique tiens bon jusqu’à 2h30 environ ou … les premières crampes font leurs apparitions. Pendant plus d’une heure il va vivre l’enfer. Cuisses, mollets, ischio, tout y passes, elles augmentent jusqu'à ce que il ne puisse plus avancer. Le simple fait de marcher est impossible. Sur la jambe gauche, la cuisse est plus dure que la pierre et la jambe droite est bloquée (il ne peu plus la plier). Et pourtant il faut continuer. Et moi je ne sais pas comment l’aider. Il en bave le pauvre. Bon allez, arrête toi et repos le temps que ça passe. Il m’écoute, s’étire, se masse, repars, puis recommence. la douleur augmente sans cesse. J’ai l’impression que ses muscles vont se détacher de l’os…. Il serre le poing, en a les larmes aux yeux. Il me dit que le mental est plus fort et que ce n’est pas « ça passe ou ça casse, c’est : passe et pis c’est tout !! ». La chaleur est de plus en plus forte sur les plateaux. J’ai peur qu’il prenne un coup de chaud. Mais c’est bien il s’hydrade au maximum.
Il a pourtant une super forme physique, la pêche et c’est sa mécanique qui flanche !! C’est rop ralant, d’autant plus que sur certaines portions il pourrai pousser. Par contre ma mécanique à moi tiens le coup. Si il abandonne , ce ne seras pas de ma faute.
2h50. Deuxième ravitaillement. J’ai mis 1heure pour 5km !! L’horreur. On ne pense plus au chrono. L’objectif est de terminer. Quant au fait d’être dernier ou pas, on n’y pense plus depuis longtemps. Je me fais le plus léger possible pour qu’il ne force pas trop. C’est un travail d’équipe le Footbike. A moi aussi d’y mettre du mien. Des descentes énormes succèdent aux côtes ou tout le monde pousse ou porte sont vélo. Même dans les descentes il a mal. On ne peut jamais se reposer en FB. En bas de chacune d’elle il sétire longuement sinon, il ne pourrais pas monter. Sur une de ses descentes énormes où frein arrière bloqué, frein avant presque à fond (on rêve de l’ABS …) la roue avant fait tout à coup un bruit énorme. Aïe !! Arrête Jean-Chris je perd la roue avant !!
Il arrête en catastrophe (ouï sa cuisse !!). Ma roue avant est dessérée. Gulp… ce doit être les vibrations. En ressérant l’attache rapide il touche le disque et se brûle. Il est bouillant. D’ailleurs je n’ai presque plus de frein avant. Les plaquettes doivent être fondues. Désolé mais à force de freiner j’en peu plus moi …..
A partir de 3h30, les douleurs se calment, il peut se remettre à pousser un peu et la marche n’est plus douloureuse. Le plaisir de la glisse revient. Youpi, je sens qu’il va mieux, je me remet à rouler. 3h45, en haut d’un plateau surgit la plaîne de Nîmes et l’on voit l’aérodrome au loin. C’est très beau. Comme une délivrance. Un léger vent marin (de face) se lève. La clim automatique !! C’est la dernière descente et les dernières pistes à travers quelques marais asséchées. Les muscles sont calmés, il se remet à bien pousser. Du coup on pourrai continuer, il se sens de nouveau frais. Retour sur le bitume (c’est quand même reposant le bitume ..) pour le dernier kilomètres sur les pistes d’envol. Pour nous c’est l’atterrissage. On est avec un cycliste qui a fait le même temps que nous. On décide d’un commun accord de tout arracher sur le final et on passe la ligne d’arrivée en sprint tous les quatre (les deux pilotes et les deux engins roulants). 3h58’’ !!

Je reprend la parole pour la conclusion.
 
  • Le pneu 2.30 a remplit son rôle. Je n’ai jamais été pris en défaut sur l’avant.
  • Aucune crevaison même avec le pneu arrière de route (d’origine).
  • Aucune casse (il ne manquerait plus que ça …)
  • Aucune chute.
  • Je termine la course.
  • Je ne suis pas dernier.
D’après mes calculs savants, l’incident des crampes m’a fait perdre 15 bonnes minutes. J’aurais pu pointer à 3h45’. Tiens peut-être l’objectif pour l’année prochaine si je reviens ? D’autre part, il faut que je change mes chaussures de Trail, les crampons commencent à disparaîtres et l’accroche s’en fait sentir. Ensuite, au regard de ce que je viens de vivre, je ne ferais pas les 80km de la Caussenarde. J’ai peur de me faire mal.
Classement final au général : 77ème/85 et 14ème/17 en master2 (40 à 49ans).

dimanche 25 mars 2007

La Cost’Enduro VTT de Vauvert (30).


On va abandonner momentanément le Cross-country et le Trail pour «tâter» de la descente VTT mais en Footbike. Le vélo Club Vauverdois (30) organisait leur premier Enduro en ce 25ème jour du troisième mois de l’an de Grâce 2007 (mais qu’est ce que je raconte moi ?…)
Le parcours est une boucle de 9,5km que l’on effectue à allure libre deux fois. Sur le circuit sont disposé 4 spéciales chronométrée à profil (très) descendant. Les chronos vont de 1’ pour la plus rapide à 2’30 et quelques pour la plus longue. Marrant comme course. Le classement se fera sur l’addition des temps des huit spéciales.L’ambiance est plutôt jeune avec casque intégral, tenue de gladiateurs, vélos à suspensions balèzes, bref, on est dans le monde de la descente. Et encore d’après certains, ils ne sont venus qu’avec leurs vélos d’Enduro, parce que si cela avait été de la descente pure, ils auraient eu du matos encore plus lourd (genre des motos de cross sans moteurs…).
Les liaisons sont plutôt montantes, j’aurais beaucoup de mal à pousser. J’en profite pour courir à coté de la machine dans les longues côtes histoire de me chauffer un peu. Il fait très beau mais froid. Un léger vent du nord rafraîchit encore plus l’atmosphère. On est au milieu des pins et des carrières. Première spéciale. La plus courte. Le meilleur mettra 40’. 500 mètres de descente où il n’y a pas de possibilité de poussée. Ca descend très fort. C’est un petit sentier qui virevolte avec des passages en dévers, des marches gigantesques que je passe en glissant à coté du Footbike, le tout dans une ambiance sableuse. L’avant ne demande qu’à fuir. Le pilotage prend toute sa dimension. Je suis à moitié sur la machine, à moitié en glissade à coté, ce n’est pas vraiment mon terrain de prédilection. Premier passage en 1’10’’. Ouf, pas de chutes.
On remonte (moitié poussant, moitié courant) pour atteindre la deuxième spéciale. Celle là est plus longue, plus ludique. Toujours un single track qui slalome entre les arbres, une belle marche (enfin j’entend par marche un mur de 10 mètres de long) avec virage à 45° au milieu. Donc au premier passage je prends tout droit en ratant le virage. Arrêt en glissade des deux pieds et des deux mains en lâchant la machine dans les fourrés. On ne peut pas appeler ça à proprement parle un chute, c’est plutôt l’arrêt-catastrophe-du-Footbiker-en-descente-qui-ne-maîtrise-plus-rien. J’ai eu le même cas à la «Cap-Nore». Tout lâcher et freiner des quatre fers. Je remonte sur deux mètres et repars. Une traversée de rivière (à sec) ou on plonge d’un coté (2 mètres) pour remonter aussitôt l’équivalent de l’autre coté, puis final en poussant comme un taré au sprint (2 coups de chaque cotés). 2’51’’.
Je n’en peux plus. On roule depuis une grosse demi-heure et je suis déjà crevé. Je repars en marchant sur une très grosse côte (et oui, il faut reprendre le dénivelé perdu). Au sommet d’un petit plateau, je vais pouvoir pousser une dizaine de minutes sur le plat pour arriver à la troisième spéciale. Celle-ci ressemble à la précédente. Très ludique, quelques relances où je peux pousser, la trace est bien visible. Je mettrais pied à terre (j’entend par là les deux pieds bien sûr) une seule fois. De belles cuvettes géantes ou l’on s’élance à fond pour pouvoir remonter de l’autre coté. Pas trop confiance sur le premier passage, je finis en courant les remontées des cuvettes. Arrivée en 1’48’’ sur un saut (pour les vélos).
Et ça repart pour la remontée. Là on marche (les vélos aussi) puisque on remonte quasiment le long de la spéciale. On en profite pour voir les gars passer. Impressionnants. Là ou moi je choisit la trajectoire (garde au sol oblige), eux passent à fond sans se poser de questions. Un autre monde ! Le départ de la quatrième spéciale est à coté du départ de la troisième. On remonte donc au sommet du plateau et ça repart sur une nouvelle trajectoire. Des galets pour commencer, ça roule, ça cogne sous le cadre, tout doux, tout doux ! Ensuite c’est une belle trace entre les arbres, virages relevés, des passages de cuvettes, et pour agrémenter le tout, une petite côte ou je suis obligé de courir. Un peu de poussage pour relancer, je me régale. La fin en 2’26’’.
Je reviens vers le point de départ pour le ravitaillement et rendre mon carton des temps réalisés. Ce carton a été remplit par chaque chronométreur. Pour le deuxième tour, en échange du premier carton, on m’en remettra un vierge à faire remplir à nouveau. Les calculs de temps se font immédiatement au PC course. Ainsi, un classement peut-être établit dès le premier tour. Je termine ce tour en 53’ de roulage pour les 9,5 km. Je reste toujours dans ma moyenne de 10 km/h en tout-terrain. Pour l’ensemble des Runs, je pointe à 8’15’’.
Ravitaillement au « Paté-Fromage-Rouge » à volonté, messieurs les organisateur des courses prenez–en de la graine au passage !! Ici ce n’est pas un ravitaillement, c’est un repas !! Il y avait même des grillades !! Si, si !! Bon après un mini repas, je repars pour le deuxième tour. Maintenant que je connais un peu les pièges des différentes spéciales, je devrais améliorer mes temps, sauf en cas de chute. Ne pas trop prendre confiance non plus. C’est toute la difficulté. Se lâcher en assurant.
Sur la première spéciale, après un premier virage raté où, poussant trop fort je fais décrocher complètement l’arrière, la machine se trouvant en travers s’arrête, et « poum » je tape la jambe sur le cadre, aïe !, mais sur la vitesse je continue sans tomber. Quoi ? Pas de photographes pour immortaliser la figure ? Dommage, on se donne du mal pourtant. J’assure les trajectoires, anticipe mieux la grande marche ou je passe en glissant à coté. En fait sur ce coup (je ferais pareil après), je garde un pied sur la planche, l’autre pied au sol, position complètement sur l’arrière, frein arrière bloqué et je descend comme ça en contrôlant la chasse de l’arrière. De la glisse pure. A l’arrivée, 1’09’’. Je gagne une seconde. Bigre !!
Deuxième spéciale : Bouchon. Je suis dans les dix premiers (dans l’ordre de passage) du premier tour et nous arrivons sur les derniers du premier tour. Les départs étant libres, beaucoup sont partis juste au moment ou les premiers finissaient le premier tour. Nous attendons donc notre tour pendant 1 heure. Juste le temps de se refroidir. Ca papote, discute matos, sponsors, etc … Je pique un roupillon au soleil. La vie est dure (mais il fait froid. C’est quand même pas cool). Une heure après c’est parti (à froid, gulp…)! J’assure et anticipe mieux. Le fameux mur sera pris dans de meilleures conditions, puisque je me prépare au virage à 45°. La glissade se fera dans le sens de sortie du mur. Je prends le virage correctement. La cuvette de la petite rivière est passée plus vite, puisque je remonte mieux de l’autre coté. Par contre à la fin, sur le sprint final, je craque presque. Le sprint est laborieux, j’ai mal au ventre, je suis à bout. Je n’arrive pas à tout donner, je n’ai plus rien. Après la longue attente, je suis reparti à fond. Trop vite pour moi. Chrono : 2’49’’. Quoi ? 2’’ de mieux qu’au premier passage ? Et malgré mon final minable ?
Troisième spéciale. Même chose, que les précédentes, je choisis mes trajectoires aux petits oignons, j’arrive à anticiper, je passe plus fort sur les cuvettes, une grosse marche que j’avais passé à pied, là je me lance et passe, du coup la remontée d’en face se fera sans aide des pieds, tout sur l’élan. Un coup de pied au sommet, et ça repars pour la cuvette suivante. Je gagne du temps tout au long du parcours. Je prends beaucoup de plaisir sur ce run. Résultat : 27’’ de moins qu’au premier passage !! Woua ! Là je l’ai bien senti. Ce sera la même chose sur la quatrième spéciale. Encore du temps gagné par la connaissance du parcours. Le départ dans les galets se fera plus rapide. Plein pot, je sais que ça passe. Là aussi 9’’ de gagné. Les chiffres sont là : Deuxième tour en 7’15’’. 39’’ de moins qu’au premier!!
Je finis en 51ème position sur 53 arrivants et 73 partants. Aucune chute, aucune casse.
Mon temps est de 15’51’’. Les deux coureurs après moi pointent à 16’ et 19’ pour le dernier.
Le gagnant en 10’13’’. Je suis seulement à 5’38’’ du premier. Ce n’est pas si mal si l’on prend en compte la différence de catégorie. Moi qui pensait me faire « azimuter » sur ce genre d’exercice … finalement je limite les dégâts, je ne suis même pas dernier !! Je suis SUPER content !!
Si je dois refaire ce genre de parcours, d’abord je change ma monte de pneus. J’ai fais la bêtise d’avoir les pneus d’origine sur le Footbike. Semi-Slick à l’avant et lisse à l’arrière. A l’avant, il faut absolument un gros modèle (2.30) comme sur le XC. C’est lui qui garantit l’accroche de la machine. Pour l’arrière c’est moins important. Mais une monte avec crampons pourrait faire la différence sur du freinage. La monte de pneus plus gros permet de gagner aussi en garde au sol. 1cm de plus est énorme. Quelques millimètres seront de toute manière appréciable. On pourrait parler aussi du type de machine. Je pense que le FB-Trail est un poil trop léger pour ce genre d’exercice. Un Rex plus court et suspendu sur l’avant serait parfait.

dimanche 8 octobre 2006

Roc D’Azur


Mal dormis. Comme la veille de chaque courses. Peut-être trois heures en tout ? Mais mal. Je ne m’inquiète pas, ce n’est pas le repos de la nuit précédente qui compte. Pour la « Cap Nore » c’était pareil.
La veille au salon du Roc, j’ai acheté des dosettes de gel énergisantes. Je n’ai jamais essayé ses trucs là, mais j’ai trop peur des crampes dont je suis sujet et je n’ai pas pris mon ravitaillement de secours. Comme j’ai pour principe d’être en autonomie au cas où, il me faut absolument quelque chose. J’opte pour ces trucs. Je vendeur me fait un échantillonnage. 1 type de dose pour le départ, puis 1 autre type toutes les 45’ (dosette spécial raid longue distance) et une « Turbo » en cas de chute de pression. Avec ça, pas besoin de s’arrêter aux ravitaillement me dit il. Comme on le verra par la suite, j’ai été inspiré.
Le départ se présente. Toujours les mêmes remarques autour de la machine, certains rigoles, d’autres sont intéressés, etc … le speaker annonce les 5mn avant le top, je prend ma dosette. Je suis dans la dernière vague de plusieurs centaines de coureurs. Départ à 11h45. Les premiers ont démarrés à 10h. C’est partis !! J’arrive à tenir à peu près tête à la meute sur la grande ligne droite du départ. Le gazon est assez roulant et je prend tout de suite un bon rythme. Les VTT me doublent lentement. Moi qui croyais me faire pourrir d’entrée … je ne sors pas dernier de cette première phase. Bon signe. Ensuite les choses sérieuses commences. Beaucoup de gens derrière moi et quelques uns me doublent pas trop fort. On est sur du roulant et je tiens (à vue de nez) un bon 15km/h de croisière. On attaque la première côte. Pied à terre (comme beaucoup) et on démarre se qui sera la majorité du parcours : la marche forcée. Des vélos passent à fond, d’autres la joue raisonnable, ne pas se pourrir d’entrée. Puis les premières descentes énormes ou le FB passe comme une fleur, la position des pieds en parallèle me rappelle la godille en ski. Dès le sommet de la première longue côte, le paysage est époustouflant. Vision de 180° sur les Maures, St Raphaël, Fréjus, la Mer tout le long. Le premier ravitaillement est atteint en 1h (11km). C’était roulant. Je recharge la flotte (j’ai pris ma dosette magique). Il y a un monde fou. Ca discute, rigole, on est qu’au début. Mon objectif est de ne pas être dernier du tout. Je ne veux pas fermer la course vue mon allure, je repars rapidement. On enchaîne la marche, les parties roulantes et les descentes parfois violentes. Le FB s’en sort magistralement. Les trous sont avalés grâce la fourche avant et la machine reste stable. J’atteint même des vitesse très (trop ?) rapide. Le freinage étant à la hauteur, on prend de plus en plus confiance en soi. Mais nous sommes très très nombreux (+ de 4000 …) et un accident grave va nous bloquer au bout de deux heures de course pendant 45’. L’ambiance est bonne enfant. On déconne, on se ravitaille, on papote. On avance au pas. On se doute bien que quelque chose de pas normal se produit, un hélicoptère tourne autour de nous, fait du stationnaire, descend, se pose et repart. Un mec a gravement chuté et s’est transpercé la cuisse avec une branche. On repart tout doux. Le rythme longue marche/quelques roulages et descente reprend. L’avantage de marcher est qu’on peut apprécier la paysage autour de soi. Quelque soit l’endroit ou l’on se trouve ici tout est grandiose et beau. L’effort est toujours récompensé par ce que l’on voit. Quitte à avancer au pas autant s’en prendre plein les mirettes !! Ceux qui sont venus pour le chrono à outrance n’auront peut-être pas vu tout ça. On atteint le second ravitaillement au bout de 3h30(21,5Km). Et là patatras …. Vidé … plus rien que de l’eau. Les vagues précédentes nous on tout pris. Des coureurs s’énervent, mais cela sert à rien. Ils feraient mieux de garder leur énergie pour la suite, on a parcouru à peine 20 bornes en 3h30, on a pas fait la moitié. J’ai un gros doute sur mes capacités. Vais-je y arriver ? Est-ce que je suis pas en train de faire une connerie ? D’autant plus que si ce ravitaillement est vidé, les autres le seront aussi. Donc, faut le gérer en autonomie. Fichtre, que j’ai été inspiré avec mes gels !! Je fais le plein d’eau et repart. Toujours les longues montées, quelques magnifiques pistes en descentes à fond en poursuivant les vélos « Un surfeur fou nous poursuit !! ». Je me crois sur une piste de ski. Je godille sans arrêt. Je m’allonge fort en arrière pour passer des murs. Ca passe très bien. Je double même un pilote qui plante sa roue avant et fait un superbe « Over The Bike » pendant que moi je passe en toute sécurité. C’est là que l’on voit la supériorité de nos machines, sur de la descente très très pentue. Je prend mon gel tous les ¾ d’heure comme prescrit. Je n’ai aucune chute de pression, toujours pas de crampes, c’est un produit miracle !! Je ne serai pas en train de me doper à l’insu de mon plein gré moi ?

« Regarde, je te dis qu’il change de jambe,
_tout les combien ?
_compte,
_1,2,3,4,5,6,7,8,9,10…1,2,3 »
On est sur une piste roulante ou je peux lancer la machine dans un bon rythme. J’entend la conversation de deux VTTistes derrière moi, ils restent à m’observer et finiront par me doubler lentement avec une tape sur l’épaule « Chapeau ! Bon courage !! » Arrêt en haut d’une côte pour boire un coup et admirer le paysage autour de moi. J’ai toujours respecté la règle suivante : Une gorgée tous les quart d’heure et après chaque côte.
« Hé, tu fais le Roc avec ça ?
_ comme tu vois
_ …, mais t’es pas un peu dingue ?
_ je crois oui »
Discussion dans une côte.
« Ben finalement je marche dans les côtes comme toi
_ oui et pourtant t’as des pédales, sert toi en
_ peut plus, chui mort… ».
Dans la série des barjos, je reste un moment avec un gars qui roule sur un VTT de 15 ans, rigide, avec freins cantilever!! Il finira après moi heureux. « Je n’ai aucun entraînement et je ne fait que des gros trucs comme çà. Mon objectif est de finir avec mon vieux clou qui reste d’origine, même les pneus sont d’époque ». Etre dans la dernière vague de la dernière course a un avantage auquel on ne s’attend pas : impossible de se perdre. Le parcours est bien fléché, c’est nickel. Mais surtout on suit la piste grâce à tous les déchets laissés par les 14000 coureurs précédents. Le sol est par endroit jonché de tube de gel énergétique (les même que les miens), papiers de barres énergétiques, bidon perdus dans les descentes, chambres à air jetées ça et là… On roule presque dans une décharge à ciel ouvert (j’exagère un poil, mais quand même …). Vachement écolo le VTT. Quand je pense qu’on fait chier les motards vert qui soit disant polluent la nature avec leur motos …..
Troisième ravitaillement … vide (37km). Pire qu’un magasin de Berlin Est dans les années 70. La montre marque 4h40. Certains coureurs craquent vraiment. Ca devient galère pour pas mal. A chaque poste de sécurité, les pick-up embarquent les abandons à la pelle. On est de plus en plus seul. Je continu à pousser comme je peux. 45’ sont passés, vite mon gel (goût banane miam !). On traverse une route pour attaquer un énorme mur. Là il y a du public. Un motard accompagnateur dit à ces collègues « C’est lui regardez, je vous l’avais dit qu’il y avait une trottinette ». Puis à moi « Tu as été dans les dix derniers au début, mais tu reprend des places ». Je reprend des places ? merde alors c’est possibles çà ? Physiquement je tiens le coup. Je sent quand même des douleurs aux jambes mais je continu tranquille. Le truc c’est de ne pas insister dès que la pente est trop forte. On marche et puis c’est tout. C’est maintenant à partir des 5h d’effort que je commence à doubler les mecs dans les côtes en marchant. Tout le monde est crevé. Moi, je maintiend mon rythme de locomotive. Bizarrement, je vais mieux maintenant que pendant la période 3h/5h. Je sais peut-être que j’attaque la dernière heure ? Alors le mental prend le dessus. La montée du lotissement, c’est la dernière grosse côte. Elle achève ceux qui sont encore en vie. Au sommet, des coureurs assis regardent le paysage hagard. Points de cotés, crampes énormes, c’est trop tard pour abandonner, on est presque arrivé, c’est très dur pour eux. 4ème ravitaillement 5h30 (48,5km). J’arrive en hurlant « Je suis toujours là ! » Tout le monde se retourne étonné. … de me voir encore. Ravitaillement vide bien sur. Allez hop, je prend mon dernier gel pour la fin. « On se le termine ce put… de Roc ? » et je repars sans attendre. Je laisse les gars se reposer au ravitaillement (qui n’en ai pas un finalement. C’est plutôt un point d’eau). On descend des pistes très ludiques pour enfin arriver dans la plaine. On retrouve le bitume dans la descente du lotissement. Enfin … Je ne croyais pas autant apprécier le goudron !! Ca glisse tout seul, ça glisse, CA GLISSE !! dérapage de la roue arrière, travers énorme dans un virage rattrapé de justesse en contre-braquage et pied par terre. Qu’est ce qui se passe. L’arrière ne tiens plus ? Je regarde : à plat NON !!! Il ne me reste qu’une demi-heure de course et je suis à plat ? M… !! Le pneu n’est qu’à moitié dégonflé, c’est donc une crevaison « lente ». Je sors ma pompe, gonfle comme un fou, on va essayer de jouer sur la durée. Espérons que ça tienne jusqu’au bout. Je repars. Quelques kilomètres de plat ou je peux enfin pousser. Un cycliste est derrière moi et va y rester longtemps. Je reprend un super rythme (15/20km/h) jusqu’au dernier ravitaillement qui lui n’est pas vide. Le pneu arrière est toujours ok. Je m’arrête pour boire un coup de rouge !! si, si. Je suis tout seul. Un motard ouvreur me dit de ne pas m’inquiéter, je suis loin d’être dernier. Il y en a plein dans la nature derrière moi.(pour info, le dernier classé arrivera 1h15 après moi). Reste 5km de plat dont moitié sur piste cyclable. Plein pot jusqu’au bout. Je roule avec un VTTiste que j’ai rencontré lors du bouchon 4h plus tôt. On se tape la bourre pendant un moment, c’est super. Le jette un coup d’œil régulièrement au pneu arrière, il ne bouge pas. J’ai très mal aux ischio, aux mollets, aux chevilles, mais toujours aucunes crampes en vue. Le coup des dosettes, je n’en reviens pas ! Ca marche leur truc. L’arrivée est là au bout d’une longue ligne droite. Je vais leur faire une démo de poussée. Les 5 dernières minutes, à fond 5 coups de chaque coté. Tout le monde me vois arriver de loin. Le speaker annonce « Le bruit courrait qu’une trottinette était dans la course… c’était vrai il est là !! ». 6h15’57’’ et je passe la ligne. Les coureurs présents me félicitent tous. Photos, vidéos, explications, retrouvailles avec certains, on peut enfin relâcher la pression. Ouf … c’est finit.

PS :
Je suis moins épuisé qu’au critérium d’Allègre. A cause des dosettes ?
Le pneu arrière sera complètement à plat le lendemain matin.
Résultats :
6h15’57’’ pour 58km. (En réel en cause de l’accident, le temps est en fait de 5h30 pour 50km)
Dénivellé +/-1500m
Classement 3087/3541
Classement catégorie Master2 1108/1313.
Poids perdu pendant la course 2kg
Le FB à la pesée chez Vélo-vert : 9,983 kg

samedi 5 août 2006

Championnats du monde des Véhicules à propulsion humaine à Allègre (43).

 

1er jour.
Le prologue. On part toutes les 30 ‘’ dans l’ordre des dossards (je suis le 56)
D+111m, D-292m, distance 12km, descente moyenne 1,6%
Vitesse maxi atteint 59km/h.. Temps : 19’40’’.
Chacun notre tour sur la ligne de départ, décomptage à partir de 10 secondes, 9, 8, … et top départ !!. Beaucoup de public au départ. Tout le monde cri dès que l’on s’élance. Je pars en courant les dix premiers mètres et après un virage en angle droit, la descente démarre. Je m’accroupi et je cale derrière le cadre en recherche de vitesse. On est sur une belle route totalement fermée à la circulation ce qui nous permet de choisir nos trajectoires dans les quelques virages. Pour info, 45 gendarmes nous sont affectés. C’est dire le sérieux de l’organisation. Le profil global est descendant avec quelques faux plats ou je me remet à pousser fort. J’arrive à pousser alors que le compteur marque 30 km/h. Pas mal de monde le long de la route qui applaudit et vous supporte.. Loic est parti juste avant moi. Je l’ai ainsi en ligne de mire. Mon objectif est de le reprendre. Pendant tout le trajet, je vais l’avoir devant moi au loin, ce qui me motive pour pousser, pousser, pousser tant que la vitesse me le permet. Le petit piège de ce parcours est une petite côte entre deux virage. Je la négocie en sprint. 2 coups de chaque coté à fond avec saut (« flying swap ») à chaque changement de jambe. Evidemment le public est massé sur cette côte. Ils apprécieront sûrement la technique. C’est peut-être dans cette portion que je rattrape Loic. Je vais continuer à pousser comment un fou jusqu’à l’arrivée qui est elle aussi en côte. 19’40’’. Je devance Loic d’une petite minute. Je suis épuisé mais heureux. On cherche le ravitaillement … rien. Contrairement aux randos ou courses régionales auxquelles je suis habitués, ici à peine un verre d’eau et encore il faut le demander. Heureusement que je pars toujours avec ce qu’il faut pour le cas ou je me perde. Sauf qu’exceptionnellement, j’ai tout oublié !! bou hou hou ….. Et puis au fait, comment on rentre ? Pas question de reprendre la route de la course à contre sens vu la vitesse à laquelle arrivent les bécanes. On nous indique une nationale qui nous ramène à Allègre en une vingtaine de bornes. En avant donc. On se tape toute la remontée du dénivelé perdu à l’aller sur une belle route ou les voitures nous doublent très vite. Pas agréable du tout comme sensation. Le vent de face nous accueille en haut d’un col, il fait vite froid. On enfile les blousons, brrr… La fatigue, le vent, la route monotone, c’est chiant. Arrêt bière dans un village à mi-chemin du retour. Ca c’est du ravito Môssieur !! Les 10 derniers kilomètres seront magnifiques dans une forêt déserte. Je rajouterai 1h30 de poussette non prévue pour l’après-midi. Anecdote : Dans la forêt, une voiture me double et s’arrête loin devant moi. En sort un type qui marche vers moi. Arrivé à portée de voix il me lance : »Vous voulez que je vous prenne jusqu’à Allègre ? » moi : « heuuu .. pardon ? » Lui « ???? A mais j’ai cru que c’était un vélo et que vous aviez cassé quelquechose » moi (grand sourire) : »mais que voulez vous que je casse sur cette machine ? ». Je m’arrête et on discute autour de la bécane.
2ème jour.
Matin, la montée impossible. Distance 1,1 km, dénivelé positif 90m, pente moyenne 7,3%, passages à 14-15%, virage à 16%, quelqu’un aurait même mesuré du 21% !!
La journée d’hier à laissée beaucoup des traces dans mes jambes. J’ai mal partout. J’angoisse pour cet après midi ou 36 km m’attendent. Quant à ce matin, cela devrait être rapide. Mais je commettrai une erreur, c’est de ne pas avoir reconnu le parcours. Si j’avais su … Tout le monde annonce une côte monstrueuse. Beaucoup de concurrents ne sont pas là se réservant pour l’après midi. Pas la peine de s’exploser ce matin. C’est le cas de Loic, le fourbe (mais il a bien raison)
Départ toutes les minutes par ordre de numéro. Comme hier, je pars en courant à fond, je cale pour profiter de la petite descente de départ et suite à un virage serré sur la droite, je me retrouve devant une énorme longue côte. Ce n’est pas encore le fameux mur annoncé. Celle-ci ne fait « que » 7%. Je me met à pousser mais très rapidement la machine n’a plus d’inertie à chaque poussée. Je pousse et le temps de la poussée d’après, elle s’arrête. Au bout de deux ou trois minutes, à bout de souffle, je me met à courir, enfin je tente parce que mes jambes ne suivent pas, mes poumons non plus, je suis au bord de l’asphyxie. Incroyable. Tant pis je marche à grand pas. C’est quand même difficile, même en marchant. Un concurrent me double au ralenti. Je passe les fameux virages en épingle ou le pourcentage serait de plus de 20%, c’est possible vu la pente. Je me dépêche sous les applaudissements, j’ai une nausée qui monte en moi, il ne manquerait plus que je vomisse devant tout le monde. Je ventile au maximum, mais j’ai du mal à reprendre mon souffle. Le sommet libérateur arrive, un petit plat se profile. Je saute sur la machine pour passer la ligne d’arrivée en poussant, un léger vent de face nous attend, histoire que l’on prenne pas trop de vitesse … Je passe la ligne en 6’26’’, je dois avoir le cardio à 450 pulsations…..J’ai dû mourir dans la montée, c’est mon fantôme qui a passé la ligne d’arrivée…. L’effort fût trop violent …
Je finis en 74ème position, il y en a beaucoup derrière moi.
Après midi : Critérium. Distance 4X18km mais j’ai prévu avec l’organisation de n’en faire que 36. De toute façon dès que le premier franchis la ligne d’arrivée, la course est stoppée et on finit notre tour. Cela correspond à mes deux tours. D+674m pour les deux tours.
Soyons honnête, vu mon état, est-ce bien raisonnables de se pourrir pendant deux heures de plus. Je n’arrive plus à marcher tellement j’ai mal. Loic est en forme, Olivier qui nous a rejoint hier soir participera en « pirate » sans dossard, puisque les inscriptions étaient closes. Il nous attend dans le premier virage juste après le départ et fera la course avec nous. On pars en ligne de 4 ou cinq dans l’ordre de classement du prologue. Nous somme donc dans les dernières lignes avec les coureurs qui n’ont pas couru le prologue et qui ne viennent que pour cette journée. Top c’est parti ! Je me faufile entre les vélos et double plein de monde. On se la joue F1. Le temps que les monstres démarre, nous on est super véloce sur les 100 premiers mètres. Je me venge de tous ces vélos qui vont nous passer plus tard à plus de 80 km/h. Dans la première descente, ça part très vite je suis à 52/54 km, les vélos doublent dans tous les sens, le pire c’est deux trikes qui me passent un à droite (avec une roue dans l’herbe) et un à gauche quasi en même temps. Celui de droite me fais une queue de poisson pour aller se mettre devant le gauche et l’empêcher de passer, le tout à 60 km/h au ras du sol. Douououcement me dis-je, je ralentis pour ne pas me retrouver dans un monumental badaboum, d’autres vélos arrivent à fond et un bouchon se forme à cette vitesse. J’étais pas tranquille. Finalement, ça se débloque et on attaque la longue côte. Loic pousse au loin, tandis que moi je met rapidement pied à terre. Olivier me rattrape. J’ai déjà mal aux muscles, j’ai peur des crampes, alors je reste raisonnable et je marche dans la côte au maximum. Je maintient un 7km/h. Olivier qui est déjà fatigué reste avec moi. Dès que la pente s’adoucit, on repars en poussant. La parcours va être vallonné dans les magnifiques forêt de Haute-Loire. Des petites côtes, de belles descentes, c’est superbe. On traverse deux villages ou la foule est massée le long de la route. A chaque passage, les gens vous applaudissent. Le premier tour se fera dans de bonnes conditions. Je roule avec deux vélos couchés et nous avons la même allure. Ils me prennent en descente, je les reprend en côte. Olivier est loin derrière mais je l’aperçois au détour de virages de temps en temps. Loic lui est trop loin devant. Je m’arrête faire le plein d’eau (il me faut gueuler pour en avoir…) au passage de la première boucle. 1h, j’ai un bon rythme. Je reprend tout seul cette fois ci la grande descente ou je peux à mon aise me mettre en recherche de vitesse. 62,4 km/h, j’ai mon record. Ca va vite en kickbike. Croyez moi. En bas de la côte, Oliver surgit. Il décide finalement de faire un deuxième tour, il est crevé mais tant pis il se le sent. Nous reprenons notre marche pour la côte, sauf qu’au moment de repartir au sommet, « crouic » les crampes. Oliver aussi. Là j’arrête un moment. Je bois, je calme, petit massage et on repart en marchant doucement, puis lentement, je repousse mais sans forcer. J’ai appris à les gérer depuis les 48km tout-terrain de Loché. Je vais avoir des débuts de crampes jusqu’à la fin. Donc ne pas forcer, tout doux, tout doux. Je marcherai beaucoup plus qu’au premier tour et ne pousserai que quand cela sera vraiment nécessaire. Malgré tout la fatigue est de plus en plus présente. Les vélos couchés me doublent maintenant régulièrement. J’ai vu passer les premiers : Impressionnants. Tous lèvent le pouce en me doublant et cris (prendre l’accent anglais) : « Respect !! ». Merci les gars. Je finirai sous les acclamations de la foule (ça remonte le moral) en 2h08’ à bout de force. Je suis épuisé. J’en ai les larmes qui me montent aux yeux de fatigue. Sur cette course j’ai puisé dans les réserves.
Résultat 1h49’ pour Loic et 2h08’ pour moi. Olivier arrivera en 2h15.


3éme jour (pour les survivants)
Lieu Piste d’aéroport de Loudes (43)
L’ambiance est très sympa. On pénètre sur l’aérodrome avec nos voitures et nous nous garons les uns à coté des autres le long d’une des pistes d’accès à la piste principale. Plus de deux cents véhicules alignés, avec pour chacun devant le ou les vélos en exposition. Cela fait une allée pour les visiteurs qui arrivent de plus en plus nombreux. Les stands sont à ciel ouvert. Ca visite, ca papote. A l’arrière des véhicules, les pilotes, mangent, se changent se reposent, ca discute aussi. A coté de moi, d’un coté un couple d’un cinquantaine d’année qui accompagne leur fils de 20 ans qui arpente les compètes de vélo couchés. Papa et maman assurent l’organisation et la vie du paddock pendant le petit (il a 20 ans quand même) fait sa compet. A ma gauche, deux allemands avec du super matos. A l’avant c’est exposition du matériel, à l’arrière, paddock privé. Les vélos font des aller-retour sur la piste principale qui va nous servir pour les prochains sprints. A l’entrée de l’aéroport sur une vaste zone dégagée, se trouve le salon des exposants ou quelques marques de vélos couchés sont présentent. Essais en tous genre pour le public. Beaucoup de monde, c’est la fête.. Appel de «Cherry» notre «chef de meute». Une anglaise énorme dont la largeur du sourire est équivalent à la portée de sa voix et son tour de taille impressionnant. Capable de faire taire en un seul hurlement 200 bonhommes qui papote sur leurs vélos. « All, the rideeeeeerrrrssss !! ». On raplique rapidement autour d’elle pour le briefing de la journée.
Matin : Sprint 2000m lancé. On a 1km pour se lancer, puis on passe sur une zone chronométrée de 200m de long. Deux tentatives par coureurs. Ma meilleure sera la première. 22’. Je ne serais pas dernier, puisque un rameur à roue est à un dixième de seconde derrière moi.
Après-midi, 1km départ arrêté. Mon temps : 2’11’’. Moyenne : 21km/h. Poussée maxi à 36km/h.
Au cumul général j’ai 161 points contre 54 pour Loic. Au général je suis 109ème et Loic 129ème sur 145 participants. Vive les Footbikes !!

dimanche 18 juin 2006

Randonnée VTT « Cap Nore ».

50km D+800m.
Objectif 5h, temps réalisé 4h54’38’’, temps de roulage 4h35’. Classement 215/293. 1500 coureurs sur les parcours 10,30,50,80,100 km. Tiens tant que j’y pense, il faudra que je trouve un moyen de calculer mon temps de marche la prochaine fois pour voir la proportion marche/poussée.
Cette randonnée classée « Label d’Or » par la FFC mérite plus que de l’Or. On pourrait la surclasser en Label de platine tellement tout est parfait.
Le parcours offre absolument tout ce qui se fait en VTT. Longues montées épuisantes, singles-tracks à n’en plus finir, virages en sous-bois façon fête foraine, grandes piste ou l’on peut attaquer, descentes hyper cassantes ou l’on doit s’arrêter pour se reposer (si, si et pas que moi je vous jure), longues descentes sur de larges chemins ou l’on se baisse pour aller encore plus vite, passages dans des rivières à secs façon Indiana jones …. Tout est roulant pour le Footbike.
Que dire des bénévoles ? 20/20. Que dire de plus. Personnellement (était-ce à cause de ma trottinette ?) j’ai été reçu comme un vieux copain de la famille qu’on a pas vu depuis des années. Je suis arrivé la veille pensant dormir dans la voiture ou dans un coin (je n’avais rien prévu), nénni ! Ils m’ont invité à dormi avec eux, invité à l’apéro et repas du soir. Le lendemain, petit-dej et repas de midi avec les bénévoles. Plus tee-shirt spécial de l’organisation offert. J’en suis resté baba devant tant de gentillesse. Ce genre d’attitude vous redonne espoir en la nature humaine. J’ai pu en plus exposer mes footbikes gratuitement. L’organisation est énorme, le nombre de bénévoles impressionants et pourtant aucun accros, pas d’incidents. On se croirait sur un mini roc d’azur, ou plutot un roc d’azur à taille humaine. Mais le parcours est mieux, plus dur, plus diversifié. On a droit à une prise de temps avec puce. Même si c’est une rando, c’est toujours sympa d’avoir son classement pour voir son niveau. Et je ne suis pas mécontent, il y avait 78 vélo derrière moi. On a donc (je le savais déjà) notre place parmit les VTT.
Départ 6h30 après une très courte nuit (couché1h, lever 5h). Sur la première heure, j’effectue 13km. C’est roulant et je suis en forme. Je fais attention à ne pas me pourrir sur les côtes et n’hésite pas à marcher. Le premier ravitaillement est au 20ème kilomètre. Je l’atteind en 1h40. Si ça continue comme ça je vais réussir mon pari d’être sous les 5 heures. Je mange bien et refais le plein en eaux. Il fait chaud. Il y a même des saucisses grillées. Après un bon quart d’heure de repos, je repars et là on change de registre. On attaque la côte qui va nous mener au point haut de la rando à 800m. Une immense côte rectiligne en béton puis en terre. Au loin vers le sommet je distingue une forme qui avance lentement. C’est un mur gigantesque. En plein cagnard. Je ne force pas et je marche à grand pas. Malgré tout, les jambes commences à faire parler d’elles, je sens les crampes qui approchent. Je m’arrête deux ou trois minutes, profite du paysage, me désaltère et repars. Je vais grimper ainsi près de 45’. Quelques cyclistes me double doucement (petit plateau de rigueur) en suant sang et eaux. Le sommet. Fantastique. On est sur les causses. On voit les sommets autour de nous, l’autre coté de la montagne noire, c’est très beau. Ici, il y a un léger vent frais, très agréable. On attaque le retour qui va être majoritairement en descente. Longues pistes dans les bois de pin, je roule vite, c’est super. Il y aura aussi cette fameuse descente bourrée de cailloux, gravier, sable, très pentue ou je dois m’arrêter deux fois pour me reposer. Les bras sont très sollicités, la machine saute dans tous les sens, le cadre tape non stop, très éprouvant surtout quand on a plus de 3h de footbike dans les jambes. Le dernier ravitaillement au 38ème kilomètre. Pile 4h à ma montre. Je suis toujours dans les temps. Mon objectif serait-il réalisable ? Toujours pas de chute ni de casse ni de crevaison. Croisons les doigts. Quelques énormes descentes ou je dois courir car je n’arrive pas à freiner, c’est trop pentu… quelques montée notamment vers un groupe d’éoliennes. Sur le chemin qui mène à ces éoliennes, je me sens en forme et je pousse en pleine côte doublant quelques cyclistes qui ne comprennent pas comment je fais pour être encore là et pousser comme çà sous la chaleur. C’est qu’il me faut 4h pour me chauffer moi. C’est maintenant que j’ai la forme. Je double un cycliste qui marche à coté de son vélo. Chaîne cassée. « T’avais qu’a avoir une trottinette !! » cris-je en passant. Ce gars là, va rencontrer au sommet un papy qui regardait passé la course sur son vieux vélo. Deal entre le coureur et le papy. « Vous voulez bien me prêter votre vélo qui je puisse finir ? je vous passes le mien et on se retrouve à l’arrivée ». Le papy accepte, prend la bécane sans chaine et rentrera à pied chez lui. Le coureur finira la rando sur un vieux VTC hors d’âge, tout doucement pour ne pas le casser.
Dernières descentes sur de larges chemins ou je fais ma seule et unique chute. Le truc idiot. Un muret à descendre, j’arrive vite, au dernier moment j’ai eu peur, chose idiote puisque je l’aurais mieux passé en FB qu’en vélo, mais bon c’est comme ça, la peur ne se commande pas. J’ai donc freiné en catasptrophe, puis laché le FB pour finir en freinant des deux pieds et m’arrêter les fesses par terre au bord du mur. Plus de peur que de mal. Sur la fin j’ai une super pêche. Je finis en grande forme en 4h54’38’’ en passant sur le podium. Après un bon ravitaillement, une douche et un repas, une heure après j’étais frais et dispo pour repartir.

jeudi 25 mai 2006

Randonnée VTT « La Teyrannaise ».


En ce Jeudi de l’ascention, je vais goûter aux joies de la rando avec les VTTistes une fois de plus. Le TeyranBike34 organisait 2 parcours VTT (40 et 15) et plusieurs parcours routes. Pour ne pas encore passer plus de quatres heures à me pourrir, j’opte ce jour pour le petit parcours de15 km. Cela devrait durer une heure et demi et des poussières. 320 participants toutes courses confondues pour l’édition de cette année.
On s’est tous perdus (moi 5 fois !), le parcours était balisé à la « j’en ai marre de vivre » ! parcours cassant, pas agréable pour les FB. Les VTTistes se sont peut-être amusés mais pas moi. Tant pis.

dimanche 14 mai 2006

Randonnée VTT « La Montpezatienne ».

Le VTT Club de Montpezat proposait 3 parcours .15, 25 et 40km. J’ai donc le choix (en temps) entre 1h30, 2h30 et plus de 4h. N’ayant aucun entraînement en ce moment, j’opte pour le 25 (qui sera en fait un 27).

Il fait très beau, un peu de vent, déjà chaud à 8h du matin. Comme toute randonnée, les départs se font au fil de l’eau. Je pars avec un groupe de VTT et m’élance à travers les vignes, les petits chemins qui montent (peu), descendes, serpentes. C’est très roulant. J’arrive à relancer, de longues portions de pistes bien plates, j’attaque, je me régale. La caractéristique de cette randonnée sera des kilomètres de sentiers tortueux entre les arbres. Quand je dis tortueux, c’est un virage tous les deux ou trois mètres. J’adopte une technique qui va s’avérer efficace. Le principe est d’avoir le pied coté intérieur du virage libre pour, soit relancer, soit assurer au cas où. La vitesse d’exécution, fais qu’au bout d’un moment, j’ai l’impression d’être à ski en train de slalomer. Pied droit « en dedans » en tournant à droite serré, on pousse, changement de jambe, on recommence à gauche, à droite, à gauche etc … C’est super. J’arrive à aller vite, à me faufiler sous les branches et entre les troncs. Je suis très en arrière et penché. Les cyclistes doivent avoir du mal, moi je m’éclate. Tous les virages sont légèrement relevés, le sol est sablonneux. En prenant bien appui et en mettant le poids du corps en arrière, l’arrière chasse et je passe encore plus vite. J’arrive maintenant à faire déraper (sans freiner) l’arrière à la demande. C’est complètement fun. Je serre tellement les arbres qu’à un moment, l’épaule droite s’encastre dans un tronc : Poum ! l’avantage du Footbike est que je ne tombe pas. Je tourne sur moi même, lâchant la machine et je reste debout en me tenant l’épaule. Grosse balafre sur toute la largeur de la viande. Rien de cassé, je repars.
Kilomètre 13, 1h pile et premier ravitaillement. Comme toujours, pas mal de gars qui m’ont doublés me voit arriver avec étonnement. « Tiens t’es là ? » »Mais comment tu fais ? » Quelques portions de petites routes goudronnées pour se reposer et on repart dans les virolos des sous bois. Nous sommes pas loin d’un Oppidum romain et nous roulons par endroit sur une ancienne voie romaine. Rouler dans les traces de chariots qui sont passés là 2000 ans auparavant, ça fais drôle. Qu’aurait-ils pensés nous voyant ? Ils sont fous ces Gaulois !. On attaque une longue descente en virages avec des marche en pierre très régulière de 50 cm de haut.
« Comment tu fais pour passer des marches pareilles ? »,
« _Suis moi un moment et regarde »
J’arrive en roulant jusque devant la marche, prend le FB à la Main, saute et repart. Les VTTistes derrières moi n’en reviennent pas de ma technique.
« Je te le prête à l’arrivée si tu veux essayer »
«_ heu … non merci .. trop dur ton truc ».
Mais ce changement de rythme est fatiguant à la longue. Je commence à avoir moins la pêche. Deuxième ravitaillement au 20ème kilomètre. Il nous reste 7 km à faire. Le ravitaillement est commun au 40 et au 25 (pardon 27). On voit la fatigue sur les visages. « Toujours là la patinette ? » Il fait chaud. Plus de deux heures que je cours, pousse et saute. Je commence à faire la gueule. On attaque de longues pistes forestières.. On devrait commencer par ce type de piste parce qu’à ce stade de fatigue, c’est pas drôle. Les vélos me doublent sans arrêt. Je marche au moindre faux plat. Plus de place au fun. Maintenant je passe sur la réserve, objectif finir. On traverse une forêt qui a dû brûler l’été dernier. Tout est noir, paysage lunaire. Impressionnant. Une méga côte à marcher, (les cyclistes aussi). On entre dans le village médiéval de Montpezat. Dernière surprise : Le passage dans une rue dont la largeur équivaut à celle d’un guidon, jamais vue ça ! Très rigolo, on crois qu’on va resté bloqué. Arrivée en 2h42’. Crevé. Mais je vais vite récupérer et je n’aurais mal nulle part les jours suivant. Je n’ai donc pas trop tapé dans les réserves. Le ravitaillement final est excellent. En plus des sucreries habituelles, on a droit à des sandwichs au pâté, fromage et dégustations de vins par les viticulteurs de la région. Bref, on refait le plein.
Bilan : Super randonnée que je recommande chaudement. Balisage impeccable, ravitaillements en quantité, ambiance sympa et parcours de rêve (surtout pour les FB car au demeurant assez roulant). Je rajoute que pour 6 euros l’inscription, nous avons eu droit au traditionnel tee-shirt et à une photo de très bonne qualité prise pendant la course et téléchargée depuis le site Internet du Club. (www.lamontpezatienne.com)

dimanche 19 mars 2006

Randonnée VTT « Les Garrigues de Fontcaude ».

9h. Veille du printemps. La météo n’est pas au courant. La preuve ? Il fait froid, bruine persistante, ciel tellement bas que les nuages traînent au sol. On appelle ça plus couramment un temps de merde ….

Bref, il y a quelques courageux (dont moi) qui sont présent pour les 4 distances proposées. 15, 28, 36, 46km. N’ayant aucun entraînement depuis deux ou trois mois, je suis raisonnable, et j’ai choisit les 36km. Enfin, précisons le aucun entraînement. J’ai passé une semaine au ski il y a trois semaines et depuis deux semaines, pour me rendre au boulot je fais 10 km en marchant (vite) tous les jours. Mine de rien ça doit maintenir un fond. Enfin, nous verrons bien. Je table sur un 4 h d’efforts suivant le parcours. De toute manières, c’est une rando, la seule chose que j’ai à prouver, c’est que je peux finir et pas hors temps. Face aux vélos je ne pourrais jamais rivaliser. Dès le départ les premières questions fussent « Super ton engin !! tu fais les 15 km ? _ non 36 _ ???? avec çà ? »Les dix premiers kilomètres sont difficiles. Beaucoup de côtes raides ou bien entendu je marche. Le reste du temps, j’arrive quand même à pousser puisque au ravitaillement du dixième kilomètre, j’ai une heure au compteur. Les vélos qui me doublent me lancent des encouragements « Chapeau !! Courage !! »Nous sommes sur une espèce de plateau ou il fait froid, il pleuvine, le vent se met à souffler. On se croirais en écosse. Sur les plateaux on voit des petites cyclistes qui disparaissent sur les longues pistes. Du dixième au vingtième kilomètre, la piste est une succession de petites courbes, montées, descentes, comme dans un manège. Question »Hé, comment tu fais pour avancer avec ton engin, faut un sacré condition physique non ? _ non, non, une bonne dose d’inconscience suffit. Suis moi et regarde » Je prend parfois une vitesse incroyable, je me tape la bourre avec des vélos, un grand pied !! J’ai toujours la forme, le cycliste de la question précédente me double « T’as raison, t’es inconscient, bon courage » et il file au loin. Je fais bien attention aux côtes à ne pas courir. Je marche à grandes enjambées, j’arrive à faire du 7 km/h. D’ailleurs je ne suis jamais seul à marcher dans les côtes. Les cadors passent en force, quant aux poireaux, ben … ils poussent avec moi. J’assiste à des chutes mémorables. Genre le gars qui veut absolument passer, et qui se retrouve en équilibre au milieu du mur et qui ne peut pas décrocher son pied de sa pédale automatique ! J’en profite, puisqu’on parle de pied, pour signaler la super qualité de mes chaussures. Je suis chaussé de NorthFace X2, qui sont les pompes de Trails. Assez rigides, étanches, des crampons qui n’ont pas à rougir devant des chaussures de foot, bref, avec ça, ma poussée en TT est royale. Super accroche. Et assez souple pour pouvoir courir s’il le faut. 20 ème km (dernier ravito), je suis à 1h50’, la fatigue arrive et le pilotage deviens plus monotone. Je commence à sentir les muscles tirer. De grande piste en montées ou je dois marcher, de longue descentes cassantes ou le « klong klong » caractéristique du cadre qui touche les cailloux rythme ma progression. Un truc qui marche : Devant un difficulté, prendre bien appui sur la planche, donner une impulsion vers le bas et décoller les deux pieds de manière à alléger la machine. En s’aidant avec les bras en tirant sur le guidon, on peut faire décoller l’ensemble. Le choc sur le cailloux sera moindre voire inexistant. Par contre, faut être rapide et précis. Je me fais doubler par des gars rencontrés au début de la rando. Ils ont dû rester un peu au ravito. « Hé, le gars en trottinette !! t’es toujours là ? » J’en prend plein les bras. Je suis crevé. Le dernier kilomètre sera magique. Une descente très raide en sous-bois. Des virages sérés dont on ne voit pas la sortie. Impossible d’anticiper. Il faut réagir instantanément au terrain que l’on découvre. Deux VTT me suivent à mon allure. Je suis dans un manège à la fête foraine. Pas le temps de pousser, ça va trop vite. Dernier virage, un mur, j’ai juste le temps de me projeter en arrière, en bas une large rigole en travers de laquelle se trouve une planche de bois. J’ai juste le temps de viser au jugé et je franchis la planche… ouf … grosse frayeur. Il ne reste qu’un kilomètre de piste cyclable avant la fin. La forme reviens un peu, mais j’ai bien fais de ne prendre que les 36km. L’année prochaine je m’entraîne et tente les 46 km !!
A noter que le fléchage était exemplaire sur tous le parcours. Par contre le ravitaillement final était pauvre. Allez c’est pas grave, je me suis régalé.
Les chiffres :
Temps total : 3h.
Au compteur :Temps de roulage 2h49. Distance 37,48 km Maxi atteint 42,4 km/h (quand je disais que ça allai vite !) Moyenne : 13,3 km/h…

dimanche 8 mai 2005

Randonnée VTT « L’Estivale » à Loché (71)

Le Club de VTT des Passe-Partout de Mâcon proposait 4 randos.
  • 14km pour la famille
  • 28km pour une belle ballade(+640m)
  • 48km pour les costauds (+1360m)
  • 70km(+1900m) j’y pense même pas tellement c’est dur.

J’ai le moral, je me lance sur le 48km avec la trottinette KBX. Histoire de prouver d’une trottinette peut faire comme un vélo. Non mais ! Pendant les 20 premiers kilomètres, il n’y a pratiquement que de la montée. Et pourtant on démarre par une belle descente en sous-bois, super !! Mais on descend, on descend, il va bien falloir remonter non ? Et oui et on va monter fort et ce pendant plus de 20 kilomètres. Je vais marcher la plupart du temps, les côtes sont trop raides, il est impossible de pousser. J’arrive à marcher entre 5 et 6 km/h, puis dès que je peux sur de petits faux plats je resaute sur la machine et je pousse. La Grange du bois au kilomètre 10. 1h10 que je pousse. Ça monte toujours et ce n’est pas terminé. Les VTTistes me doublent lentement. S’arrêtent pour souffler, repartent et moi je marche, je marche. « Et vous allez marcher longtemps ? _ jusqu’en haut !! ». Dans les sous-bois, une difficulté inattendu : La boue. Je me retrouve devant un long et large bourbier. En VTT, il suffit de prendre son élan et passer en pédalant en force. On dérape un peu, avec de la chance on ne se plante pas et on passe. Moi je suis à pied et je ne me vois pas pousser dans 30 cm de boue. Donc je contourne l’obstacle. Je pars dans les arbres et la broussaille sur une centaine de mètres en portant ma machine. Tiens ? Ce paysage me rappelle quelque chose. Ha oui !! Le film « Le projet Blair Witch » génial je vais tourner en rond pendant plusieurs jours !! Non, finalement je reviens sur la piste après le bourbier mais c’est un ruisseau maintenant qu’il y a à la place. Et puis zut, je me remets en piste dans la flotte (descente) le plus dur étant de se mouiller. Une fois que c’est fait, on est à l’aise. Je ne ferais pas ça en février dans le massif du Pilat mais bon là...
Enfin le sommet. Les premières crampes arrivent. Je ne suis même pas à la moitié du parcours… On plonge plein sud dans un single-track ultra rapide. Je file à plus de 20 km/h, gauche, droite, hop un cailloux, hop on évite une racine, ça file ça file, on se croirait dans un jeu vidéo, c’est très rapide. La piste surgit sur une petite route qui descend et nous amène au premier ravitaillement au col de la Sibérie kilomètre km 17. Je me pose enfin et profite du gros ravitaillement bien fournit. Tous les VTTistes me regardent bizarrement et se demande comment je suis arrivé là. Je réponds avec le sourire « … ben … en poussant !!». J’ai tenu une moyenne de 9 km/h. Je suis crevé. Je repart après avoir refais le plein. Et ça remonte... Sur cette portion, entre le 20eme et le 30eme, il va y avoir une succession de côtes et de superbes descentes. Je peux commencer à pousser et m’amuser. Par contre la fatigue musculaire est de plus en plus présente. « dis donc, c’est physique ton truc …. », « Mais ça doit être crevant ton engin … » « Hein ? mais …. T’as pas de pédales ? » Telles sont le genre de réflexions que j’entend tout au long du parcours. Sur les portions roulantes, je m’amuse avec les cyclistes. J’arrive à tenir leur rythme. Kilomètre 25, sommet du fût d’Avenas. Vue splendide sur le beaujolais. La descente qui suit jusqu’au col est incroyable. Un mur avec des ornières énormes et des marches gigantesques. Emporté par la vitesse je suis obliger de plus ou moins courir à coté de la machine et même de marcher (voire de glisser) pour la retenir. Arrivée au Col du fut d’Avenas, je me rend compte que dans la descente je me suis fais très mal au genoux gauche. Je n’arrive même plus à marcher. Super. Et comment je fais maintenant ? Je me masse et m’étire doucement. Les muscles se rétractes et je suis au bord des crampes. Je repart en marchant tout doucement mais entre les débuts de crampes et mon genoux j’ai peu d’espoir. Je suis au bord de l’abandon. Sauf que... Je suis très loin du départ et comment rentrer ? à pied ? je ne peux même pas marcher. Par la route ? Ca risque d’être plus long… alors je continu en marchant en fonction des muscles qui se nouent et des douleurs. Objectif prochain ravitaillement dans quelques kilomètres. J’arrive à avancer sans que la situation ne dégénère mais c’est toujours douloureux. Deuxième ravitaillement : J’y surgit en bas d’une longue descente qui me repose les jambes. Comme au premier ravitaillement, les randonneurs qui sont là m’ont tous doublés et sont étonnés de me voir encore en course. Je retrouve un gars avec qui j’ai roulé (pardon … poussé) depuis le début de la randonnée. Lui aussi a les muscles tétanisé. D’ailleurs je pars avant lui et il ne me redoublera pas jusqu’à l’arrivée. A ce ravitaillement, je prend mon temps. Beaucoup boire et manger, manger, manger, voilà mon mot d’ordre. Je me masse, fais des étirements, ça va mieux. Il ne reste que 15 kilomètres qui sont tranquilles d’après les ravitailleurs. Quelques montées mais rien de bien méchant et le reste très roulant. On attaque par une descente genre fête foraine avec virages relevés, je descend à bloc avec un VTT qui m’ouvre la voie, c’est génial. Les côtes sont encore marchées même si elles sont faciles, mais je n’en peux plus. J’ai puisé dans mes réserves, il y aura des traces c’est sûr. Il me faudra quelques jours pour récupérer pleinement. Un dernier mur maintenant, mur où tout le monde met pied à terre sauf moi, je les ais déjà les pieds par terre. Les crampes réapparaissent méchamment. Aïe, aïe … « Fais pas l’imbécile ! , moins de 10 bornes à tenir ». Je suis à 10km/h de moyenne. Plus de 4heures que je suis sur le pont à jouer le forçat de la poussée. Les gens qui me doublent (lentement) sont aussi très fatigués. Il fait chaud maintenant. Les dernières descentes sont là. Au milieu des vignes les grandes pistes caillouteuses s’offrent à moi, j’atteint le 45km/h, c’est super. Finalement; les descentes auront permis aux muscles de se reposer et je finis sans qu’une crampe ne me coince et ne m’arrête. Je finis en 5h15 à ma montre. Le compteur donne : 48,225km (précis non ?), 10,5km/h de moyenne, 4h36 de temps total. La ravitaillement final est gargantuesque.
Conclusions :
  • Une randonnée absolument ma-gni-fi-que.
  • Un 50km tout-terrain en KB se prépare !! même en rando faut pas y aller en touriste.
  • Le KB tout-terrain a sa place au milieu des VTT puisqu’après analyse, je ne suis pas dans les derniers temps.
  • A noter que contrairement à certain, je n’ai pas eu de problème de chaînes ni de dérailleurs... hé hé, hé

dimanche 20 mars 2005

Randonnée pédestre et VTT de printemps de Messimy

Organisée par le VLO (vtt lyon ouest). Type rando vtt. Pour mon Kickbike, c’est le XC qui s’y colle aujourd’hui.

Les randos proposées étaient les suivantes. 5 pour les vtt, 10/17/24/35/45 km et quatre distances pour les marcheurs. Il y avait presque 10 parcours différents avec 2 ravitaillements communs. Sacré organisation de mise en place et de repérages. Mais les monts du Lyonnais sont un très beau terrain de jeux ; il y a la place. Avec mon accompagnateur à vélo (Patrick), nous partons pour le 17 km, le parcours étant paraît-il très sélectif. L’organisation annonce 1h30 pour le 17km et 3h pour le 24km. On préfère être raisonnable. Le temps est avec nous. Très beau et déjà chaud (15°c à 10h du mat).
Nous partons tranquillement vers les premières côtes. En fait, le parcours est montant les 10 premiers kilomètres et descendant pour le retour. Les chemins à travers les vergers sont très roulants. On se chauffe. La première côte est devant nous. Enfin, côte …. Le mot mur serait plus approprié !! Les vélos sont en 1X1 en moulinant, au fur et à mesure de la montée, il y a de plus en plus de pieds à terre. Moi je n’ai pas se soucis, je monte d’un pas décidé à coté du KB. Compteur à 6 km/h dans la côte, je vais aussi vite que les cyclistes. La différence se fait au sommet. Je suis frais alors que eux sont explosés de fatigue, dès qu’un petit faux plat descendant pointe son nez, je repars à fond. Cette histoire va durer une heure, le temps de l’ascension. On alterne des murs énormes, des remontées de petits ruisseaux caillouteux (glissades mouillées à souhait), des plats pour relancer. Les vélos ont vraiment du mal. Dès qu’ils mettent pied à terre, impossible de repartir. Et je ne parle pas des chaînes cassées … ben oui, à forcer comme des bœufs ! Pendant ce temps, je trottine ou marche à grande enjambées. Le sommet est atteint en une heure. Moyenne 10 km/h. Le ravitaillement est là. Fromages, saucissons, pain, pâtes de fruits, sirops et vin rouge, le tout en quantité honorable. On se refait une santé pour la descente. Allez on attaque. Ca descend aussi sec qu’à la montée. Piste caillouteuse en sous bois, on pars fort ! « Klonk, Klonk », c’est le bruit du cadre sur les cailloux. Ma garde au sol est ridicule, je vais trop vite pour tout éviter, je touche sans arrêt. De temps en temps je saute de la machine pour passer sur les grosses marches. Par endroit, la piste est magnifique, un demi tuyau avec des virages en appui, on se croirait dans un border cross. J’atteint la vitesse de 33 km/h, par moment j’ai l’impression de surfer. Sans doute dû à la position des deux pieds en travers de la planche, les genoux légèrement pliés. Dès que l’occasion se présente, « hop » un petit saut au dessus des racines, un régal. Quelques petites montées genre 30% viennent agrémenter le retour. J’utilise donc la technique éprouvée de la marche forcée avec un peu de course à pied pour doubler les cyclistes trop lents. Hé, hé, ça leur met un coup au moral. Bien fait pour eux, z’on qu’à avoir une trottinette non mais ! Je laisse le KB à Patrick les derniers kilomètres. Je trouve étrange de remonter sur un vélo. Pas à l’aise. Patrick lui, attaque comme un fou. Je n’arrive pas à la suivre dans les descentes. Retour au calme par les pistes des vergers. Patrick pousse fort, on roule avec un cycliste qui visiblement ne comprend pas comment se type qui tape par terre va aussi vite que lui. Le dernier raidillon. Le cycliste se met en danseuse, Patrick saute du plateau et part en courant (à noter qu’il a à son actif quelques trails longues distances et marathons), il double le gars en pleine côte, et au sommet, re-saute sur la machine, « paf, paf » repart à fond. Je pense qu’en rentrant chez lui le cycliste va jetter son vélo et arrêter le sport …
C’est la fin. Nous arrivons, avec 18km au compteur pour 1h30, soit 12 km/h de moyenne. Pour le prix nous avons droit à une soupe à l’oignon et de quoi laver les vélos (pardon le vélo et la trottinette).
Beaucoup de monde, organisation à béton, beau parcours, si je reviens se sera pour le 24 km. Merci messieurs, je recommanderai cette rando.

dimanche 20 février 2005

Les Crêtes Blanches de Saint Paul en Jarez (42)

Distance 7 et 14 Km.
Depuis plusieurs jours, tous le monde me le disais. « T ‘as vu ce qui tombe ? Avec toute cette neige, ça va être impraticable. Comment veux tu passer en trottinette ? ». Reste qu’il faut pas s’étonner si on as le froid et la neige pour une course qui s’appelle « Les Crêtes Blanches » et qui se déroule au moi de février dans le Massif du Pilat. C’est comme si on râlait parce qu’il fait trop chaud au marathon des sables ….
Je ne serais pas déçu.
Dimanche matin 8h. J’arrive sur le site sous la neige et le froid. On se gèle et ce n’est rien de le dire. Le parking se remplit lentement et on voit tout le monde dans les voitures avec le moteur tournant et je suppose le chauffage en marche. La tente géante où se déroule les inscriptions et le ravitaillement est glacée. Il faudra un bon moment avec beaucoup de monde pour qu’elle se réchauffe. Le départ est prévu à 9h30. Il paraît qu’au sommet, une belle congère s’est formée et que l’ouvreur de la course a dû passer avec des raquettes pour bien tracer le passage. Il y a pas mal de neige fraîche tombée ces derniers jours et même la nuit dernière. Le ciel est bas, plombé, quelques flocons tombent. Rodolphe (l’organisateur) me dit qu’à la vue du terrain il a des doutes sur le fait que je puisse passer avec le Kickbike sur le 14km. Ok, je me lance sur le 7 km. Pour une première fois sur ce parcours et au vue des conditions, soyons raisonnable.
Il y a 70 coureurs prêt à en découdre avec la neige. La plupart sont super équipés avec matos de grand froid, guêtres, etc …. Je pars une centaine de mètres devant eux. Dès le début, on attaque par une côte à 10% sur deux kilomètres. Je cours (pas vite) à coté de la machine et tous le monde me double dès les premières minutes. A mi pente je suis dernier. D’ailleurs je n’en peux plus. Je préfère marcher à grand pas, je vais aussi vite (6km/h). Avec les cailloux et la neige, le kickbike (XC) est difficile à pousser. Je glisse, il faut parfois le soulever quand le sol est trop caillouteux ou sur des petites marches enneigées. Arrivé au sommet je suis en nage. Mais je peux pousser maintenant c’est plat. Heu … plat peut-être mais pour ce qui est de pousser, c’est autre chose. Je suis à découvert sur un plateau, le vent souffle bien de coté, du coup voilà la fameuse congère qui est là et ma roue avant se plante dans la poudreuse fraîche, hop ! Roulade du bonhomme dans la neige. Pendant quelques centaines de mètres, je vais me retrouver dans 50 cm de poudreuse. La piste a été tracée par les coureurs. C’est comme une petite tranchée qui court au milieu de la neige. Impossible de pousser ni de marcher avec le kickbike. Je marche sur la piste en poussant le KB dans la poudreuse. Trop dur. Il y a de la neige jusqu’au moyeu. Il ne roule même pas. Je finis par le mettre sur le dos. C’est plus une course mais un entraînement commando !! Valérie me rejoint à ce moment là. Elle est partie derrière moi pour fermer la course. Comme la piste n’était pas praticable en VTT, elle a voulue essayer le Kickbike XCountry. Sacré baptême ! On finis par sortir des congères. On peut enfin se laisser glisser un peu. On plonge dans un sous bois à 15km/h en glissant de partout. Super marrant ! Les coureurs ont tassés la piste, la roue avant accroche bien. Par contre pas de frein arrière. Les câbles et la mâchoire sont bourrés de neige et avec le froid, tout est bloqué. Valérie me donne le truc. Poser un talon contre la roue arrière. Très efficace. Plouf ! Sortie du sous-bois, une congère, je plonge dedans et de deux !! Le ravitaillement est juste là. On s’arrête pour boire un coup. Je prend un verre, l’eau est gelée … le gars du ravitaillement me sers de l’eau d’une bouteille qu’il cachait contre lui. Liquide mais trop froide. Impossible à boire. Tant pis, on repart pour une montée de 700 mètres à 25% …mais c’est quoi cette course ? Arrivée au sommet de la côte, autant vous dire que les poumons sont ouverts au max et ventiles à fond, quant au cardio, j’en parle même pas au moins 300 !! Nous sommes au quatrième kilomètres. Valérie bifurque à droite pour suivre la grand course, moi je plonge à gauche pour rentrer. Une longue descente s’offre à moi. Mais la neige n’est pas très tassée (tous les coureurs ne sont pas passés par là) et il me faut pousser toujours un peu. De toute manière, c’est tellement glissant que je garde toujours un pied qui traîne au sol pour remettre le KB en ligne. Me revoilà devant ma congère que je reprend dans l’autre sens. Je recharge mon KB sur le dos. La derrière descente pointe son nez. Je descend les deux kilomètres à 25 km/h en glissant dans tous les sens. Un talon sur la roue arrière, freinage fin sur l’avant, le KB sautille de cailloux en cailloux sur la neige et la glace. Je peux mettre les deux pieds sur la planche et me concentrer sur le parcours. Devant moi le premier des 14Km cours à toute allure. Je n’arrive pas à le rattraper. Incroyable. Le gars cours à 25 km/h sur la neige sans tomber …. Enfin je m’amuse un peu, mais le fond de l’air est glacé. Je passe la ligne d’arrivée en 1h05 pour 7 km !! Quelle moyenne ! Le compteur marque 56’ avec 8km/h de moyenne. A noter pour finir que le ravitaillement final sous la tente était Pantagruelique.

samedi 1 janvier 2005

10km du Maconnais

Comme l’année dernière, j’ai décidé de m’atteler aux 10km avec Florence qui inaugure sa première «vraie» course en Footbike. Loic lui est venu spécialement de Paris pour le semi. Après une semaine estivale, ce dimanche nous réserve une surprise. Le froid et le vent. On se gèle et ce n’est rien de le dire. Ne nous plaignons pas, il n’y a pas de pluie. Je reste en collant et sweat mais j’ai du mal à me réchauffer. Le vent glacial souffle très très fort ce qui est rare dans la région. J’aurais du prendre un bonnet. Quand je pense que 3 jours auparavant je me baignais à Montpellier...
Le parcours est identique à l’an dernier. Je le connais par cœur. Vu la météo et ma forme, je ne pars pas pour faire un chrono. Etre sous la barre des 30’ me suffira amplement. Je ne suis de toute manière pas en état de battre mes 27’. Je n’ai pratiquement aucun entraînement depuis 3 trois mois. Comme d’habitude, nous partons quelques mètres devant et dès le coup de feu, c’est sprint à plus de 25km/h pour se jeter sur les machines et entamer la grande descente qui va nous permettre de posséder une avance confortable sur les coureurs. Florence part comme une bombe dans la descente. Elle a beau être plus légère que moi, les roulements de sa machine sont de meilleure qualité que les miens et il n’y a pas photo, je n’arrive pas à la rattraper. Je dois pousser comme un malade pour reprendre du terrain sur le plat mais cela ne suffit pas. Je réussi à mi-course à revenir à son niveau, mais je préfère m’arrêter au ravitaillement. Elle ne s’arrête pas et consolide son avance. Je dois redoubler d’effort pour revenir au contact. On pensait que nous aurions le vent de face à l’aller et de dos au retour, mais celui-ci ne fait que tourner et finalement nous l’aurons dans le dos seulement 500 mètres. Par moment, il souffle tellement fort que lors d’une côte, avec le vent de face j’ai cru que je m’arrêtais. Avec le vent de dos, c’est comme en descente et Florence en profite pour filer encore plus vite. Son avance grandit. Dernière descente avant l’arrivée sur le stade. L’entrée sur la piste d’athlétisme se fait dans un virage à angle droit en bas de la descente. J’ai intérêt à faire attention, j’ai chaussé ma roue profilée à l’avant et l’étrier de frein est paramétré (zut, je parle comme un informaticien !) pour une jante plus large. Donc j’ai du mou à l’avant et pour freiner il me faut impérativement poser un pied par terre et bloquer du mollet. Géronimo !! Ca passe juste et je surgi sur la piste. Plus que 400 mètres (un demi-tour). J’ai Florence dans l’axe. Je jette mes dernières forces pour la rattraper. Je vais l’avoir !! Mais elle se retourne et me vois accélérer. Elle a aussi de la réserve et accélère. Je n’arriverai pas à la rattraper et elle passe la ligne quelques secondes devant moi. Je finis en 29’29’’ épuisé mais pari gagné !

vendredi 31 décembre 2004

2004… où notre héros évite un orage et explose un chrono

... et ça se passe aux 10 Km de Mâcon, à la randonnée cycliste de Crèsches sur Saône et lors de l'épreuve 1 VTT pour deux ...

dimanche 3 octobre 2004

Les 10 Km du Mâconnais

Le 10 km du Mâconnais se déroule en même que le semi marathon du même nom et sur le même parcours. Le semi étant deux fois la même boucle que le 10 Km. Le parcours n’a pas changé depuis l’année dernière je vais pouvoir foncer. J’ai décidé de faire le 10km cette année histoire d’avoir un temps de référence sur cette distance, sachant que mes expériences précédentes n’étaient pas concluantes. Mon objectif est d’être sous la barre des 30’ et pourquoi pas 25’. Mais je n’ai pas la grande forme aujourd’hui. Une migraine m’a pourrie la nuit et le réveil. Beurk ….. Le bitume étant de bonne qualité, la machine sera équipée du kit de rabaissement arrière et de la roue profilée à l’avant avec pneu de 23 pouces gonflé à 6 bars. Je serais au raz du raz du sol. Temps couvert. Le départ se fait sous la bruine. Je me positionne quelques mètres devant la meute comme d’habitude. Boum, c’est parti. Je sprinte pour atteindre la première descente ou je peux souffler 500 mètres à près de 32 km/h. Les cinq premiers kilomètres sont descendants. Je dois donc gagner le maximum de temps dans cette partie pour limiter les pertes ensuite. Je suis à fond. Mais la difficulté viens de la météo. Le sol est mouillé, et les virages sur les bandes blanches sont dangereux. Glissades garantie. Je vire donc doucement, je perd peut-être du temps mais autant rester en course non ? Je passe le Km 5 en 13’40’’ et m’arrête au ravitaillement boire un verre de jus d’orange. La fatigue est déjà là, 13’ de sprint ça laisse des traces. Jusqu’au Km7, je récupère. Ça tombe bien, la pluie fait son entrée. Je n’y voit plus grand chose (lunettes de vue) et mes chaussures glisses sur le bitume. La poussée est plus difficile. Par moment on se croirait sur du sable. Km7, ça repart. Je retape fort le sol façon finlandais, la machine remonte à 24 km/h. Le stade arrive, je fais mon entrée tout seul. J’entend le speaker annoncer mon arrivée. Je frappe le sol très fort en allongeant la poussée. Plus de 25km/h avant le sprint final. Plein pot sur la ligne et passage à 27’ !! Objectif numéro un remplit, on verra la prochaine fois pour passer la barre des 25’. Michel et Christophe étaient partis eux pour le semi. A mi-course, christophe abandonne sur crevaison. Dommage. Michel continu sous la pluie et malgré un cafouillage lors du passage sur la piste au 10ème kilomètre qui lui fais perdre deux bonnes minutes, il finit honorablement en 56’. Il était près à passer sous les 55’ allègrement. Qu’importe, le record de l’épreuve est battu. Il devrait être pulvérisé l’an prochain !!

dimanche 5 septembre 2004

1 VTT pour deux. La Roche Vineuse


Beau temps, chaleur, cette année, la météo est au rendez vous. Comme je n’ai rien à prouver sur cette course, j’ai décidé d’être cool. Mon objectif est de me faire plaisir sans me casser. Michel et Christophe, mes partenaires des dernières éditions ne seront pas là. C’est Olivier, grand tennisman qui s’y colle. Je lui prête le KB « jaune » pour l’occasion. Il a déjà roulé un peu avec, il connaît les difficultés de la chose. On s’organise pour faire le premier tour tout doux, et après on verra. On cherchera juste à rester devant les coureurs. Personnellement, je ne cherche pas à battre un temps quelconque, l’an dernier j’en avais bavé pour 1h30’. Cette course est vraiment dure et puis j’ai aucune préparation spécifique, donc cool, cool.
On se place une centaine de mètres devant les coureurs pour éviter la bousculade.
C’est partis !! On démarre pas trop fort en maintenant les coureurs derrière nous. Mais dès le début, le premier nous colle aux fesses. A chaque virage, je dis à Olivier de se retourner, le gars est là à quelques mètres. Fichtre, on accélère. Je me sens bien et je commence à pousser fort. Je tape à la Finlandaise et le KB flirte les 25 km/h. Toutes les petites côtes « cassantes » sont avalées à pleine puissance, j’accélère encore. Au troisième kilomètre, je me retourne, ce n’est plus Olivier derrière moi mais le coureur !! Mais qu’est ce qu’il fais là ? On attaque le retour de la boucle par la nationale, grandes descentes, longues montées. J’attaque dans les montées et laisse glisser dans les descentes (41,3 km/h maxi atteind). Passage du premier tour en 19’. Hou là là. C’est un peu vite çà, je tiendrai jamais. On avais pas dis cool ? Mes jambes sont d’accord et me rappelles qu’elles sont là. Les crampes ne sont pas loin. Zut ! Je calme le jeux. Les côtes seront courrues au deuxième tour et je maintiend l’allure sur le plat. Je frappe un peu moins fort en faisant attention au mollet gauche qui est celui qui me fais le plus part de sa présence. Olivier est revenu derrière moi. En fait il est en train de se tirer la bourre avec le premier coureur. Deuxième passage à 40’. Tiens ? je croyais avoir ralentit ? Bon je continue en gérant la fatigue qui arrive. Je m’arrête pour boire, je marche dans les côtes. On ne sais jamais, pas de risques. Donc, calmes dans les côtes et je frappe toujours fort sur le plat. Je conserve 20 km/h de moyenne. Olivier est à 3 minutes derrière moi. Les supers coureurs étaient sur le 14 km. Ils ne sont plus là. Olivier est tranquille en seconde position. Je passe le troisième tour (semi-marathon) en 1h02’. Wouah !! et là …. Patatras. Ma roue avant ripe, dégage, s’en va, me quitte, bref je tombe !! et pas n’importe comment !! je me vautre sur la ligne de passage du tour sous les yeux du public, et du speaker qui annonçait le passage des Footbikes. Je me relève dans un nuage de poussière le coude droit en sang. Un membre de la Croix rouge arrive en courant. Je lui dis qu’il prépare la salle d’opération pour dans un quart d’heure. Je repars. Il me reste un dernier tour. Si je compte bien, 1h02’ plus vingt bonnes minutes au tour, je suis sur une base de 1h25’. Quand je pense que j’étais venu tranquille…. Gaz !! je fonce, tant pis, après tout, j’ai la pêche autant en profiter. Je finis de me pourrir sur le dernier tour et je passe la ligne d’arrivée en 1h24’. Magnifique !! Olivier arrive juste après moi en 1h27’. Bravo, c’était sa toute première course. Bon alors, qu’est ce qu’on fait pour l’année prochaine ? on le tente tranquille une fois de plus ? hé hé ….