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dimanche 12 mai 2002

Challenge de la Paix et du Souvenir Pompertuzat.

Distance : 8,5 km. Profil : Dénivelé cumulé +/- 170 mètres Mon temps : 26’ Mon classement : 1er ! (mais même en Kickbike, c’était juste !) Catégorie : Kickbike. Temps : Chaud beau.
Je passe encore la parole au Kickbike. On ne l’arrête plus. :
Jean-Chris connais le parcours, c’est son terrain d’entrainement en course à pied. Moi je l’ai déjà fais une fois en 29’. Mais le pilote c’est lui. En tout cas d’après ce que je sais, ça ne va pas être facile, les montées sont très très raide. Le profil est comme suit : Descente raide. Montée longue, descente raide. Montée raide. Descente longue. Montée longue. Arrivée. Nous partons avec les coureurs. Petite bousculade mais Jean-Chris peux se permettre de sprinter car nous attaquons par une descente. 50 Km/h !! Viens ensuite la longue montée. Entre 13 et 15 Km/h. A froid, c’est pas évident. Enfin, je dis ça pour Jean-Chris parce que moi, pas besoin de me chauffer. Le premier coureur arrive derrière moi. Il me passe en haut de la côte. C’est un extra-terrestre ce mec ?! Les autres sont vraiment très loin derrière. Je le repasse dans la descente raide et me lance dans un côte raide, mais alors raide … tiens la preuve, Jean-Chris ne peux plus pousser. En sprint à 7 Km/h, autant courir à coté de moi. C’est ce qu’il fais. Après 3 ou 400 mètres de course à pied, il peux me remonter dessus à 10/12 Km/h. L’extra-terrestre me repasse. Il disparaît lentement. J’attendrai quelqu’un me dire plus tard que c’est un trialthèle du plus haut niveau. Je comprend mieux. C’est quand même très impressionant. La dernière descente pointe son nez. Je passe E.T et Jean-Chris se cale bien en avant sur le guidon et cherche une position aérodynamique. 40 – 45 - … 50 … 54 km/h !! Virage en épingle. Il se relève freine fort et vire séré pour attaquer la dernière montée. C’est la fin, il arrache tout dans la montée. 12Km/h. Il garde un bon rythme. Je suis dans un bon temps. J’arrive : 26’. Très content.

dimanche 28 avril 2002

Marathon d’Albi.

Distance : 42,2 km. Profil : Premier semi en légère montée. Retour en légère descente. Mon temps : 2h07’ Mon classement : 1er ! Catégorie : Kickbike. Temps : Frais, beau.
Je passe la parole au Kickbike. On dirait que ça lui plaît de raconter :
Ca y est. Mon premier marathon à moi et Jean-Chris. Que des premières aujourd’hui. D’après ses calculs, on devrais le faire autour des 2h15 ou 2h30 au vue des résultats du dernier semi. Reste toujours l’inconnu de la forme. Il a toujours l’angoisse de l’hypo. Pas moi. Mais ce matin il se sens en forme. Comme d’habitude, les gens nous regardent avec étonnement. Et il y a foule. 1700 coureurs, ça draine du monde ! L’organisation a l’air bien foutue. Nous partirons avec un handicapé 5 minutes avant le départ des coureurs à pied. Avec mon camarade à roulette, on papote sur la ligne départ sous l’œil de la foule. C’est un « HandBike ». Un truc balèze à trois roues avec chaîne, et dérailleur comme un vélo. Il n’est pas peu fier de m’expliquer comment il fonctionne. Comme moi il est admiré par les néophytes.Les coureurs sont dernières nous. Masse compacte prête à bondir. Coup de sifflet, on part ! On prend de suite la tête de la course. On la gardera jusqu’au bout. Jean-Chris pousse assez fort. Les boulevards sont dégagés et je trouve assez étrange de pouvoir rouler comme ça au milieu de la route. On continue à bien avancer jusqu’au kilomètre 5. Notre temps est de 14’. Rapide . He Jean-Chris c’est peut-être trop pour un marathon non? Il continue au même rythme, il me dit qu’il se sent bien. Kilomètre 10 : 30’. On m’arrête pour faire le plein d’eau. Il sont marrant ces humains à boire tous le temps. Est-ce que j’ai besoin d’eau moi ? Jean-Chris n’aurai pas dû partir en tee-shirt. Il fais très frais. Il aura d’ailleurs presque froids jusqu’à mi-course. A partir de maintenant, la route monte légèrement. Je tiens le 20 maxi à chaque poussée. De plus le vent se lève …. Et de face !! Le passage des tunnels est magique. J’ai « ma » moto qui m’éclaire la route et j’avance dans le noir. A la sortie, Jean-Chris regarde le compteur : 14 km/h !! Je l’ai bien senti, il montait !! j’accélère pour reprendre le rythme. Le passage du semi se fait en 1h06’. J’en reviens pas j’ai quasi le même rythme qu’au semi de Blagnac et toujours aucun signe de fatigue du pilote. Il a l’air bien Jean-Chris aujourd’hui. Le retour seras plus rapide puisque légèrement descendant. J’atteinds les 25 KM/H sur certaines poussées. La sortie du tunnel se fait même à 28. Kilomètre 25, je suis à 1h17’, kilomètre 30 à 1h32’. La fatigue commence à ce faire sentir dans les jambes de Jean-Chris. Depuis le demi- tour, je ne cesse de croiser la meute des 1700 coureurs. Tous me font signe. J’approche d’Albi. Les avenues s’ouvrent devant moi. Au 38ème killomètre, c’est le mur. Une côte qui est bien sympathique au départ mais là … J’ai commencé depuis un moment à doubler les derniers du semi-marathon. Ce mur … je le monte à 14 Km/h. Jean-Chris commence à avoir des sensations musculaires bizarres. Les crampes sont proches. Plus que 10’ à tenir, il ne va pas lacher là quand même ? Je ne vois pas mon copain le Handbike derrière moi. J’ai surement trop d’avance. J’y suis presque, je vois l’arrivée et Jean-Chris se me lance dans un sprint de fous ! Nous passons la ligne à plus de 30 Km/h en 2h07’. Jean-Chris n’en peut plus, il a les larmes aux yeux de fatigue. Nous avons fais le premier marathon en France en Kickbike…..

dimanche 10 mars 2002

Semi Marathon de Blagnac.

Distance : 21,1 km. Profil : Plat sauf une côte de 200 mètres très raide et une longue descente douce. Mon temps : 1h04' Mon classement : 1er ! Catégorie : Kickbike. Temps : Frais, très beau.
Le Kickbike voulant prendre la parole, je la lui laisse.
Enorme pression pour moi. En effet, première participation d’un Kickbike à une grande course en France. J’ai tout à prouver. Pour Jean-Chris c’est Interviews au départ, et moi je suis filmé par deux chaînes de télés pendant tout la course. Imaginez un peu que je craque. Inconcevable. Enfin, craquer c’est pas de moi dont il s’agit. Un Kickbike ne craque pas ! C’est plutôt mon pilote qui doit assurer.
Je pars en tête avec les deux handicapés. En attendant le départ je discute avec les fauteuils. Sympa les gars. Un des deux est un médaillé Olympique. La vitesse à laquelle il va rouler me le confirme. Top c’est parti. On lache les fauves. Comme d’habitude Jean-Chris s’interdit de partir trop vite, mais il a peur de se faire rattraper par les premiers internationaux qui sont venus pour gagner. Nous restons donc à 22/23 km. Il ne nous rattraperons pas. La stratégie de Jean-Chris: Première boucle pour repérer le parcours, voir où je nous pouvons attaquer, ou nous pouvons récupérer et visualiser les virages. Le départ se passe donc bien. Tout plat. Ensuite vient la longue descente (pas très pentue) vers la Mairie. Jean-Chris me cale bien derrière mon guidon de triathlète et j’atteind les 35 km/h. Après une paire de virages serrés surgit une courte descente très rapide avec un virage en angle droit à gauche. Puis une longue ligne droite fort agréable. Jean-Chris pousse à 21/22 km/h tranquillement parce que la côte va arriver, et les côtes en Kickbike, c’est l’enfer. En effet, contrairement à la course à pied où on peut ralentir et gérer une côte en endurance, là il faut accélérer et sprinter sinon …. Je recule !! Bref la côte arrive et mon pilote se lance dans le sprint de 300 mètres à 13 km/h. Arrivé en haut, il a le cœur à 300 tours minutes, envie de vomir et plus de souffle. Il relance doucement le temps de retrouver sa respiration. Calme, calme. Moi sa va bien. J’essai de me faire léger dans la côte pour l’aider comme je peux. Les premiers coureurs arrivent. Ils ne sont plus qu’à une centaine de mètres de moi. Je reprend mon rythme de 20/21 km/h, la forme reviens pour Jean-Chris. Je boucle le 10 km en tête et j’attaque le deuxième tour. Je maintient l’allure. Le side car dans lequel est assit le caméraman de M6 reste avec moi pour me filmer sur le deuxième tour. Je reprend la descente dans le village trop vite. « Mais qu’est ce que tu fais Jean-Chris ? !! Tourne !! MAIS TOURNE !! » Je rate le virage en bas et « magie » du Footbike (vive moi !!), il passe le trottoir contre lequel la force centrifuge associé à l’attraction terrestre voulais me projetter, en courant avec moi à la main. Passé cet obstacle, il me resaute dessus et repars comme si de rien n’étais. Le deuxième passage en côte arrive. A bloc, trois coup de chaque cotés et nous franchissons le sommet avec les premiers coureurs qui ne sont pas loin derrière. La fin n’est pas loin. Nous terminons sur du plat avec de plus en plus de public sur les trottoirs. Vous êtes venus voir des coureurs à pied ? Vous voyez une trottinette (à pied aussi !). Final au sprint ou Jean-Chris pousse à fond. Il lâche tout ce qui lui reste dans le ventre et nous passons la ligne en 1h04’. Pas mal pour une première. Je pense que la barre de l’heure est « cassable » avec un peu d’entraînement.